Mon Accouchement [ Part 2 ]


Arrivée à la Maternité et suite du travail...


Suite à mon appel téléphonique, je suis arrivée une heure et demie plus tard à la Maternité. Là, la sage-femme de garde m'attendait. Par chance, j'étais leur seule patiente cet après-midi là. On a donc pu s'occuper de moi immédiatement. La sage-femme m'a demandé un peu plus de détails sur ma situation, a examiné ma dernière échographie et a souhaité m'ausculter. Là, une grosse douleur inhabituelle se fit sentir. Je n'avais jamais ressenti ça durant mes examens mensuels avec la gynéco. Elle m'a dit que c'était sûrement parce que ça travaillait là-dedans. Et effectivement, son verdict fut rapide et sans appel. Mon col était complètement effacé et déjà ouvert à 2. Elle fit la grimace. C'était trop tôt... Bébé devrait rester encore au chaud quelques semaines... 

On m'a donc installée sur un lit dans une autre pièce et placée sous contrôle monitoring pour surveiller les contractions et le cœur du bébé. On m'a également mis une perfusion dans laquelle elle a inséré je cite "le produit le plus fort en leur possession pour stopper le travail". Apparemment, cela ne faisait pas effet. Les contractions étaient toujours aussi douloureuses et régulières (elles se répétaient toutes les 4 minutes désormais et étaient plus intenses et plus longues). Je gérais toujours la douleur mais commençais à songer à un moyen de l'atténuer. Allais-je finir par prendre la péridurale alors que je n'y tenais pas particulièrement ? On m'a également fait une injection pour faire mûrir les poumons du bébé plus vite. 

Les heures défilèrent, il était quinze heures quand on me dit qu'on devait se rendre en salle d'accouchement. On y était, ça fait tout drôle. Nous allions entrer dans cette pièce à deux (mon mari et moi) et en sortir à trois (avec notre bébé). La sage-femme ne m'a finalement pas trop donné le choix concernant la péridurale. Apparemment il y avait un gros risque de césarienne ou de forceps... L'équipe a donc décidé de me la poser et j'avoue que cela m'a bien soulagée ! L'anesthésiste est arrivé une heure après avoir pris cette décision (je n'avais jamais eu mon rendez-vous avec lui, il était prévu pour la semaine suivante) et à 16h j'étais anesthésiée et ne sentais plus rien. Enfin si, un peu quand-même car la péridurale n'a fait totalement effet que du côté gauche. Du côté droit je pouvais toujours sentir un tout petit peu les contractions mais c'était de la rigolade à côté de ce que je ressentais depuis ce matin. Désormais, je pouvais souffler et prendre des forces pour tout à l'heure. Il ne nous restait plus qu'à attendre la venue du bébé...

L'équipe médicale semblait soucieuse, inquiète pour la santé de mon bébé. A force, la sage-femme a même fini par me faire peur à mon tour. Je me demandais s'il allait se passer quelque-chose de grave, si à ce stade le bébé pourrait ne pas survivre... Ce serait le pire scénario qui pourrait se passer... Moi qui attendais cet enfant impatiemment depuis le début de ma grossesse... Pour en avoir le cœur net, je lui ai posé directement la question et la sage-femme m'a rassurée en souriant "Noooon ! C'est juste qu'on ne sait pas s'il va réussir à respirer tout seul ou s'il aura besoin d'aide. Notre maternité n'a pas de service de néonatalogie et nous ne nous occupons pas des bébés de moins de 35SA. Du coup nous ne savons pas encore dans quel hôpital nous allons le transférer." C'était soit dans un hôpital proche de chez moi (maternité de niveau 2) si le bébé allait bien, soit un grand hôpital (maternité de niveau 3) d'une grande ville plus éloignée si son état était plus grave. Pour le savoir, il fallait attendre de voir son état de santé après sa naissance. 

La sage-femme nous laissait et revenait nous voir de temps en temps pour contrôler le rythme cardiaque du bébé. Apparemment, il n'aimait pas beaucoup les contractions car son cœur ralentissait à chaque fois qu'il y en avait une. Cela ne plaisait pas à l'équipe... A ce moment-là, elle était en communication avec le médecin de garde pour décider d'une éventuelle césarienne en urgence si le cœur du bébé continuait à ralentir... Comme je n'avais toujours pas perdu les eaux, elle décida de percer la poche elle-même. Je n'ai rien senti, même pas l'eau couler. Puis, elle reçut l'ordre de m'injecter un autre produit pour cette fois-ci, accélérer le travail (ce qui était complètement contradictoire avec ce qu'on m'avait injecté en début d'après-midi...) Entre-temps, une autre femme en travail est arrivée. Elle est donc allé s'occuper d'elle puis quand elle est revenue nous voir, elle me dit : "Allez, on va quand-même essayer de pousser !" Quoi déjà ? Là, maintenant ? Mais je ne sais même pas comment faire ! Mon mari a juste eu le temps de se tourner vers moi et de me dire "Comment ça ? Ils songeaient vraiment à te faire une césarienne finalement ???"

Toute l'équipe entra dans la salle et se prépara. Moi qui comptais plutôt avoir un accouchement "intime", en petit comité, je trouvais qu'il y avait beaucoup de monde dans la salle... Génial... Il y avait deux sage-femmes, la gynécologue de garde et d'autres personnes que je n'avais jamais vu. Même l'anesthésiste était là ! Je ne savais pas ce qu'il faisait là, mais il était présent lui aussi. C'était sûrement au cas où il faudrait partir au bloc en urgence. On m'installa en position gynécologique, la sage-femme se mit en place et me dit "à la prochaine contraction on y va !"

Le moment était venu pour moi de pousser...



( Vous pouvez lire la 1ère partie du récit de mon accouchement ici )


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4 commentaires:

  1. Ohlala j'imagine la part de stress mélangée à l'excitation de voir bébé...
    C'est pour cette raison que j'ai préféré opter pour un accouchement à l'hôpital avec un service de néonat. Ma mère a eu le cas d'avoir été séparée de ma soeur après l'accouchement (50 km entre les deux hôpitaux) et je ne m'imagine pas trop être séparé de mon fils ainsi...
    Hâte de lire la suite de ce récit et merci de partager cette expérience :)

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    1. T'as raison, c'est plus prudent. Je pense que tu as fait le bon choix pour la maternité ;-) Pour ma part, c'est cet hôpital-là qui avait meilleure réputation et rien ne prévoyait un accouchement prématuré... :-/ Mais du coup je me suis fait avoir et j'ai été séparée de mon bébé dès la naissance... 1h après être né, il est parti dans un hôpital situé à 40 minutes en voiture de celui où j'avais accouché... Ta mère a connu la même chose, c'est pas facile... Heureusement, aujourd'hui tout va bien !

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  2. Ah mais ça y est ton baby boy est arrivé aussi ?!! Félicitations !! Je suis larguée en ce moment ! J'ai pas pu lire ton récit je suis traumatisée de mon propre accouchement, j'espère que tout s'est bien passé :)

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    1. Oui il est arrivé ! (avec pas mal d'avance ^^) Mais heureusement il va bien. Après 3 semaines d'hospitalisation en néonat', il a pu rentrer avec nous à la maison ce week-end :-) Félicitations à toi aussi ! C'est vrai ton accouchement a été traumatisant... ? :-/ J'espère que ça va aller et qu'avec le temps tu "oublieras" les mauvais moments pour ne garder que les meilleurs...

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